Les enfants et petits-enfants du pasteur Martin-Rey


Le fils de Jean Martin et de sa femme Marianne Martin née de Ferre est le pasteur Jean-François Martin-Rey (1745-1800). C’est au titre de « catéchiste réputé » que le « Dictionnaire  historique et biographique de la Suisse » (DHBS, tome IV, 1928) lui consacre une notice. Au terme de ses études de théologie à l’Académie de Genève, Jean-François Martin est consacré pasteur en 1768. Il est nommé à Chancy, puis à Saconnex (actuel Petit-Saconnex), à Saint-Gervais et enfin à Saint-Pierre en 1781. Mais c’est au temple de la Madeleine, le 29 juin 1800, qu’il est surpris par un malaise en plein catéchisme, au moment où il évoque le patriarche Hénoch et son passage auprès de Dieu (Genèse V. 21-24). Il s’éteint peu après dans une maison voisine.

De son mariage avec Jeanne Rey, d’une famille d’horlogers originaire de Dardagny, Jean-François Martin a deux fils. Le premier, Alexandre, naît en 1778, et le second, Jean, en 1791. A cause de cette différence d’âge, Jean Martin est encore un bébé quand son frère aîné est envoyé par leur père en Angleterre en 1793, à l’âge de 15 ans. Alexandre Martin ne reverra jamais ses parents, sa mère étant décédée en 1794, âgée de 43 ans, et son père en 1800, à 55 ans.

La position d’Alexandre Martin (1778-1853) à la tête d’une maison de banque et de commerce à Londres, et la liquidation de celle-ci à son avantage en 1821, lui assurent de quoi vivre en gentleman farmer dans sa propriété de Sibrook (Somersetshire), jusqu’à sa mort en 1853. Sa seconde femme, Mary Bridge, s’éteint deux ans plus tard. Alexandre Martin n’a eu d’enfant ni d’elle ni de sa première épouse Wilhelmine dite Mina Lucadou, disparue en 1843.

Jean Martin (1791-1861), le frère cadet d’Alexandre, grandit à Genève sous la responsabilité de sa tante Catherine-Elisabeth Martin (1747-1833) et de son tuteur Louis Pictet, dit Pictet du Bengale. Il fait son droit à Genève, devient avocat en 1816, auditeur, puis substitut du procureur général en 1818, enfin procureur général en 1828. Il est réélu en 1830, mais des problèmes de santé (la maladie de Parkinson) le forcent à renoncer à cette fonction. Il est nommé juge à la Cour de Justice en 1833, mais doit démissionner en 1838, âgé de seulement 47 ans. Il meurt vingt-trois ans plus tard, totalement infirme, le 25 mai 1861, à Vandoeuvres, où la famille Martin loue depuis 1837 une propriété dans laquelle les Martin-Trembley, et après eux leurs filles célibataires, passeront tous leurs étés jusqu’en 1915.

Jean Martin a épousé en 1821 Constance Trembley, fille du syndic Jean-Charles Trembley-van Berchem. Ils ont cinq enfants, dont l’aîné est Alexandre Martin, qui continue la filiation. Ses sœurs célibataires, Clara, Mathilde et Caroline Martin, sont les « tantes Martin » de trois générations de neveux et nièces. Les plus jeunes d’entre eux se souviendront de Mathilde et Caroline, disparues en 1915, à un mois d’intervalle. Leur aînée Clara est morte d’un accident de voiture en 1886, et leur cadette Henriette, femme d’Adolphe Patry, s’est éteinte plus tôt encore, en 1873 à Pau, laissant cinq enfants mineurs. Les descendants de ceux-ci, les cousins Patry et Cayla, ont participé jusqu’en 1942 à la réunion d’Escalade des Martin.

Seuls y participent aujourd’hui les descendants d’Alexandre Martin (1822-1887) et de sa femme née Sophie Achard (1824-1901).

BCh